C’est de ressentir des merveilles

Apollo and Daphne, by John William Waterhouse

Toile de Waterhouse

C’est de ressentir des merveilles
Qui fit notre commun sanglot
Le téléphone à mon oreille
Portait ta voix jamais pareille
Toujours fraîche comme de l’eau

Et nos échanges sur la toile
Tels que rarement on en voit
Poésie déployant sa voile
Neurones changés en étoiles
En te lisant j’étais sans voix

Quelques secrets ici j’expose
Je ne sais pas me déguiser
Je dis comment je sens les choses
Si mes amours ne sont pas roses
Mon coeur dans la joie fut brisé
Ma muse jamais étrangère
Puisqu’il a fallu se quitter
Qu’en cendre nos feux se changèrent
Je marcherai par les fougères
Rêvant de toi jusqu’à l’été

Rêvant de toi jusqu’à l’automne
Sans demander au vitrier
De changer ce coeur qui chantonne
Douleur dont la douceur m’étonne
Comme en allant jadis prier

* * * * *