Le seigneur Azazel

lun-en-laut

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Je m’en vais au désert qui jamais ne verdoie ;
Mon frère, offert à Dieu, qu’il est paisible et gai !
Je m’en vais au jardin que ne fleurit point mai,
Sur lequel un soleil de cruauté flamboie.

Au Seigneur Azazel, aujourd’hui, l’on m’envoie,
Car ce qui est écrit est respectable et vrai ;
Pas de bénédiction et pas de long délai,
Pas de repas festif, pas d’amour, pas de joie.

Le désert, dès le soir, se montre froidureux,
Mais ce n’est pas à moi d’en être malheureux,
Les péchés d’Israël vont grâce à moi décroître ;

Générations de boucs dont le mérite croît,
Préfigurant la mort du charpentier en croix,
Qui demain, au désert, élèvera son cloître.

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