Jardin pour méditer

dans-le-jardin

Composition de Cochonfucius

C’est un petit jardin, c’est tout un paysage.
On entend du bélier le bêlement soudain,
On voit la feuille au sol, posée comme une main ;
Et là-haut, près du ciel, tous les nouveaux feuillages.

Ici, pour méditer, nul besoin d’être sage.
Il importe surtout que le coeur soit serein,
Que l’herbe doucement caresse, de ses brins,
Le vieillard, pour un temps oubliant son langage.

Le voici, grisonnant, tel un paisible aïeul,
Avec ses quelques fleurs aimant se trouver seul,
Bercé par le soupir d’un branchage qui tremble.

Même si cet instant de sagesse est bien court,
Il nous laisse entrevoir l’universel amour
Dont l’homme et les vivants font leur profit, ensemble.

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