Jules voit un acrostiche

magical_worlds_2

Toile de Manuel Rodriguez Sànchez

C omme la cendre vaine emprisonnée dans l’urne
O ublie ce qu’elle fut, comme l’oiseau du soir
R etourne vers son nid aux derniers rayons diurnes,
N ous nous dirigeons tous vers le grand séjour noir.

E t cela suffit à nous rendre taciturnes,
G uettant cet ennemi que l’on ne saurait voir ;
I l semble nous parler en des instants nocturnes,
D isant : “Tu dormiras bientôt dans mon dortoir”.

O mbre noyant parfois le sol de froides dalles,
U n souffle froid qui va le long d’une spirale,
I l ne se fait point voir, il n’émet aucun bruit ;

L’ adversaire est partout, dans chaque recoin sombre,
L e froid de sa présence est ressenti dans l’ombre
E t rappelle aux mortels l’approche de la nuit.