Guillaume voit un gypaète

gypaete

Source de la photographie

Apollinaire a vu des monstres se heurtant,
Et dans sa poésie, je crois qu’on les entend ;
On y perçoit aussi de ces voix triomphales
Qui traversent la nuit ainsi que des rafales.
Son vers, décontracté, n’est jamais débraillé.
Tragique sans pleurer, comique sans railler,
Il ne sacrifie point à la lourdeur gothique
Ni à la symétrie des paroles antiques.
Un mot d’esprit, parfois, nous rencontre au tournant.
Je me tais, je m’en vais le lire maintenant ;
Plonger dans l’univers de ce fameux poète,
En savourer le sens, surtout, en parvenant
À le prendre en ma serre, ainsi qu’un gypaète.