Armand voit un abri

isba-1873

Toile de Vasily Surikov

Un abri délabré dans le soleil levant :
Sur la fin de ma vie, j’en ai fait ma demeure ;
Il frémit doucement quand la brise l’effleure,
Nul n’est seul s’il entend sur lui passer le vent.

Ce jardin qu’autrefois nous allions cultivant
S’est transformé en friche où la rocaille affleure ;
Les insectes variés qui là vivent et meurent
Sont une compagnie pour l’ermite écrivant.

Frères me sont aussi les nuages qui passent
Et les vents hivernaux devant qui tout se glace,
Et puis le crépuscule à la rouge couleur.

Automne, hiver, printemps, mes saisons familières,
Vous visitez ce tas d’herbe folle et de pierres ;
L’été viendra sécher ce qu’il reste de fleurs.