Oiseaux de fin du monde

elbe

Quand l’univers va perdant sa vigueur,
Quelques oiseaux subsistent au bocage ;
Sans se troubler de l’inquiétant ombrage,
Ils font leur vie dans ce monde en langueur.

Au souvenir d’anciens printemps charmeurs,
Dont le parfum en quelques lieux surnage,
Ces passereaux disent en leur ramage
Qu’ils ont gardé un peu de bonne humeur.

Peut-être un peu trop forte est la lumière
Qui ce matin fait cligner leurs paupières ;
Nos deux héros en prennent plein les yeux.

L’univers dit à leur âme ténue
Qu’une saison de flamme est advenue ;
On peut le voir, en observant les cieux.

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