Soldat perdu

pav-mur

C’est un trop paisible troupier
Qui dit que la vie est cruelle,
C’est presque un soldat de papier
Dont l’angoisse est perpétuelle

Deux mille bornes dans les pieds,
Les repas pris à la truelle,
Il ne sait plus trop son métier,
Se traînant au long des ruelles.

La peur du combat le hérisse ;
Il craint les coups tumultueux
Et les ennemis tortueux.

La grande Histoire toujours glisse
Sur ses équipements anciens,
En plus, il fait un temps de chien.

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