Dionysos octobral

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La terrasse qu’abrite une haute verrière
Accueille des clampins, des ducs et des barons,
Des pucelles de France avec leurs chaperons,
D’élégants souteneurs, des moines en prières.

Ces derniers ont tiré de leurs lourds bréviaires
L’éloge du pinard, le plus noble fleuron
Des pays cultivés, qu’à goûter ils sont prompts,
Se servant rarement des antiques aiguières.

Bacchus du charpentier se montre le rival,
Offrant à ses amis le nectar octobral,
Faisant revivre en eux des souvenirs sublimes.

Je vois dans le jardin la vigne verdoyer,
Préférant son parfum à celui du laurier ;
Je bois un peu de vin, Dionysos boit mes rimes.

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