Marche au hasard

piaf-tonnerre-nuage

Composition de Cochonfucius

Je traverse la ville, un rêve poursuivant,
Assez indifférent à ce que fait la foule
Et fort peu attentif aux pavés que je foule ;
Je vais, ainsi que vont les feuilles dans le vent.

Je ne réfléchis point, et je vais de l’avant,
Je ne songe pas plus que la froide eau qui coule ;
Un moineau qui sautille, un pigeon qui roucoule,
J’imite en mes actions ces modestes vivants.

Je suis celui qui va, sans clameur et sans fièvre,
La paix dans mon regard et le sourire aux lèvres :
Le beffroi me salue de sa voix de métal.

Pour des compétitions, faut-il que l’on s’entraîne ?
Je ne suis point de ceux qu’attire un piédestal,
Non plus de ceux pour qui le monde est une arène.