Le vallon

Ernst-Ferdinand-Oehme-xx-Procession-in-the-Mist-xx-Staatliche-Kunstsammlungen-Dresden

Toile de Ernst Ferdinand Oehme

Le vallon s’emplit de brume,
Il s’en emplit à vue d’oeil.
On dirait qu’il prend le deuil
Des rencontres que nous eûmes.

La vie a goût de bitume,
Tel le flot sur un écueil ;
Elle a froid dans son cercueil,
La grande âme que nous fûmes.

Les morts n’ont point d’âme soeur ;
Il leur faut penser sans tête
(Ceux qui à vivre s’entêtent).

Finie, pour eux, la douceur,
Fini l’éclat des guirlandes
Et l’odeur du pin des Landes.

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