une île

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photographie anonyme

C’est, proche de la Chine, un coin de paradis,
Ça se passe au temps où peu de nous étaient chastes,
Les amours d’occasion ne semblaient pas néfastes,
Le monde, depuis lors, s’est un peu affadi.

Un pays merveilleux, cent poètes l’ont dit.
Des habitants très purs, ne formant nulle caste,
Beaux corps et ventres plats comme autant de gymnastes,
Ignorant tout à fait notre monde maudit.

Nous étions là­-bas deux voyageurs ordinaires,
Vivant une passion nullement littéraire…
S’il y eut des amants fous, nous en avons été.

Que reste­-t-­il du feu de ces jours dans nos âmes ?
Ce qu’il reste d’un feu quand il n’a plus de flammes,
Ce qu’il reste en hiver des souffles de l’été.

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