Tag Archive: Edvard Munch

Dans le creux de la nuit

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Toile de Edvard Munch   Danse onirique et noire, et pure, et silencieuse, Cerveau unique où deux esprits sont enlacés ; Un lien sans avenir, sans contact, sans passé, Gardé par quatre cents missives sentencieuses. Dans le creux de la nuit, interjections fiévreuses, Désespoir de dormir à soi­-même embrassé ; Traversant en apnée, tel un grand cétacé, La longue nuit d’hiver et ses fosses ombreuses. Ermites vont plaidant une saine abstinence Qui permettrait d’atteindre une humble transcendance ; Le mérite survienne à qui survit ainsi. Je m’assieds dans le noir, j’allume une lanterne, Et je laisse flotter mes sentiments en berne : La transcendance est là, dans cette voie aussi.

Ce qui nous fit vibrer

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Toile d’Edvard Munch Ce qui nous fit vibrer ce fut vivre hors la loi Plutôt dans une loi qui n’était que la nôtre Indifférente aux voix des unes et des autres Déjà nous récitions nos articles de foi Et ce passé dès lors nous file entre les doigts De cette transgression ne serons plus apôtres Vous tous qui nous lirez cette histoire est la vôtre Si vos coeurs ont erré follement quelquefois La sauvage passion n’est pas pour un Cochon- fucius qui a les doigts rivés à sa galère Ses pauvres libertés de longtemps s’en allèrent Tu diras ce sonnet n’est pas trop folichon Je n’avais qu’un ciel gris ce jour devant mes yeux Et je ne prétends point aller vers d’autres cieux

Aux antipodes du plaisir

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Toile d’Edvard Munch Aux antipodes du plaisir se forme un territoire sombre où l’esprit semble rétrécir où les dangers sont en grand nombre Ce lieu princesse il faut le fuir nul ne reste là sans encombre tout ce qu’on y ferait grandir au lendemain serait décombres Ton âme une mouvante sphère aura toujours des tours à faire et s’agitera pour un rien Si de moi je n’étais otage vers toi je ferais ce voyage j’entends tes mots ça fait du bien