Tag Archive: Edvard Munch

Federico voit des lézards

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Toile de Edvard Munch J’ai vu Maître Lézard en pleurs dans les herbages, J’ai vu Dame Lézard, des larmes dans les yeux ; Ils ont perdu ce qu’ils avaient de plus précieux :… Continue reading

Armand Silvestre

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Toile de Edvard Munch Ceux sur qui, du trépas, passe la froide haleine, Et qui sont amenés à quitter leurs pareils, Ont-ils le souvenir de ce brillant soleil Et des petits oiseaux picorant sur… Continue reading

1930-2012

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Toile d’Edvard Munch Sous le ciel obscurci, je songe à toi, mon père, À ce lit d’hôpital où tu t’es endormi Et à ces derniers jours que tu vécus parmi Des formes qui,… Continue reading

Dame de brume

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Toile de Edvard Munch J’ai rêvé que j’errais sur une mer d’azur Qui s’étendait auprès d’un lumineux rivage. La douceur du feuillage et la blancheur des murs Donnaient un charme immense aux paisibles… Continue reading

Réponse à un appel

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Toile de Edvard Munch Que jamais ces appels ne perdent leur élan, Que ceux qui vers le mur ont leur face dormante Et veulent t’ignorer quand la vie te tourmente Sursautent dans leur… Continue reading

Une nuit de juillet

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Toile de Edvard Munch Partager l’insomnie, partager un sourire, Même si ce n’est pas bien longtemps ni souvent, C’est comme naviguer, poussés d’un même vent, Trouver d’un même coeur le meilleur et le… Continue reading

Charles Best

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Toile Edvard Munch Pâle reine des nuits où règne le silence, Tu fais de l’océan sourdre un flot colossal, Lui qui, aussi longtemps que dure ta présence, De ses plus hautes eaux se… Continue reading

Consolation précaire

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Toile Edvard Munch Je rêve chaque nuit de traverser le ciel Pour aller fréquenter les confins maritimes Où je vois ta maison. Mais je n’ai que ces rimes A t’offrir ce matin, qui n’ont point goût de miel. Ce qu’on nomme destin n’est pas providentiel, Nulle joie transcendante en nos moments ultimes. Mais j’aime cette vie, pourtant, et je l’estime, Ce qu’elle a de mauvais, je le dirai véniel. Puisque nos rêves sont des rêves de lumière, Puisque nous savons jouir de diverses manières, Notre vie quelquefois prend un sens, ici-­bas. Et si tu me réponds que ce sens est tristesse, J’embrasse tes deux yeux, partageant ta détresse, Le malheur peut briser, mais il n’efface pas

Le rêve du mulet bleu

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Toile d’Edvard Munch Dès l’aube un mulet bleu s’est figé comme un porc Dans le bar de Cluny où Daniel fait la plonge. On le dirait surpris par le philtre d’un songe, Évadé du réel, béat sur ses pieds forts. Oh ! bien loin de rêver, ce mulet bien retors Fait dans notre taverne un geste de mensonge. Dans l’immobilité que sa ruse prolonge, Rien de nos mouvements n’échappe à son oeil d’or. Qu’une mouche imprudente approche, l’air tranquille Et prompt à la saisir avec un geste agile, Il fera de sa vie errante, son festin. Qu’importe à ce guetteur ce noble paysage ? Seul un désir brutal remplit son coeur sauvage, Et, svelte dans l’aurore, il incarne la Faim.