Tag Archive: Amour

Une strate en cache une autre

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Toile de Waterhouse L’amour est surtout vrai aux jours qu’il s’improvise. Et si, au fil des ans, il garde sa valeur, L’ennui du quotidien en ternit la couleur : Mais, sur ce que… Continue reading

Le troubadour

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Toile de Giorgio De Chirico Je suis loin de valoir mes aïeux troubadours, Ma langue est trop bavarde et fait trop de détours. Je ne sais au lecteur faire voir une dame Ni faire partager une mordante flamme. Un visage entrevu le soir à contre-­jour, Silhouette apparue avec ou sans atours, Mais surtout le sourire et la voix d’une femme… Or je n’avais le droit de saisir aucune âme. Et ce commandement : distance préserver, Fait que pas un seul mot ne fut dit face à face, Malgré cent mille mots transmis et archivés. Mais ce fut sur la toile, un virtuel espace. Devons-­nous te maudire ou te bénir, époque Qui permets l’éclosion de ces amours baroques…

Encore Meredith

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Toile de Dali Flattant ma vanité, un trop brûlant désir S’est adressé à moi. Amie, je me contente De jouer avec toi, puisqu’un tel jeu nous tente ; D’aller sur cette voie nous… Continue reading

Dans le creux de la nuit

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Toile de Edvard Munch   Danse onirique et noire, et pure, et silencieuse, Cerveau unique où deux esprits sont enlacés ; Un lien sans avenir, sans contact, sans passé, Gardé par quatre cents missives sentencieuses. Dans le creux de la nuit, interjections fiévreuses, Désespoir de dormir à soi­-même embrassé ; Traversant en apnée, tel un grand cétacé, La longue nuit d’hiver et ses fosses ombreuses. Ermites vont plaidant une saine abstinence Qui permettrait d’atteindre une humble transcendance ; Le mérite survienne à qui survit ainsi. Je m’assieds dans le noir, j’allume une lanterne, Et je laisse flotter mes sentiments en berne : La transcendance est là, dans cette voie aussi.

Heidegger devant la porte

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Toile de Picasso Connaissons-­nous l’amour, au­-delà des symptômes ? L’art qui se développe à l’étage inférieur Est dépourvu d’index aux niveaux supérieurs : Nul ne cite Heidegger au métaphysiodrome. Naviguant à la voile,… Continue reading

Ce qui nous fit vibrer

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Toile d’Edvard Munch Ce qui nous fit vibrer ce fut vivre hors la loi Plutôt dans une loi qui n’était que la nôtre Indifférente aux voix des unes et des autres Déjà nous récitions nos articles de foi Et ce passé dès lors nous file entre les doigts De cette transgression ne serons plus apôtres Vous tous qui nous lirez cette histoire est la vôtre Si vos coeurs ont erré follement quelquefois La sauvage passion n’est pas pour un Cochon- fucius qui a les doigts rivés à sa galère Ses pauvres libertés de longtemps s’en allèrent Tu diras ce sonnet n’est pas trop folichon Je n’avais qu’un ciel gris ce jour devant mes yeux Et je ne prétends point aller vers d’autres cieux

Cupidon au Parnasse

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Toile de Toulouse-Lautrec Ce n’est pas évident de construire des rimes Pour noter ce que dit cent fois mieux le regard. Prendre ses sentiments pour un point de départ Peut être ressenti comme atteinte à l’intime. Pourtant, offrir des vers qui telle chose expriment, Ça contient des échos de magie, quelque part, Même si ce ne sont que quelques mots hagards, On sent que néanmoins ils touchent au sublime. Les discours en écho, les gestes en accord, La preuve que l’amour est toujours le plus fort, Celui qui vous endort sur une même couche. Seule une chose peut faire taire ce chant, C’est l’instant où nos corps, enfin se rapprochant, Se voient coeur contre coeur et bouche contre bouche.

Le coeur d’artichaut

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Toile de Max Ernst Adeline est charmante et Béatrice est belle, Caroline m’adore, ainsi que Djamila, S’il n’y avait dans mon coeur que ces quatre noms-là… Mais on y trouve encore Estelle, Flor,… Continue reading