Monstre hivernal

monstre

Créature bancale,
Je marche dans la nuit ;
Une lune amicale
Sur mon errance luit.

Pour guetter la vestale
Je reste auprès du puits ;
Dans l’ombre je m’installe,
Un arbre est mon appui.

Or, Cupidon délaisse
Les gens de mon espèce ;
J’irai vierge au tombeau.

Je resterai pudique
Au moment fatidique,
J’éteindrai mon flambeau.

Advertisement