Arbre de marbre

tree

Je ne crains point le ciel qui devient noir,
Moins menaçant que n’est un incendie ;
Je ne crains point les faunes d’Arcadie,
Même s’ils sont amateurs de foutoir.

Je suis un arbre aux magiques pouvoirs,
Par ma force est la dryade enhardie ;
Sa voix s’élève en douces mélodies,
Formant un chant de détresse et d’espoir.

Je dis des vers, ceux que je me rappelle,
Tel un vieux moine en la verte chapelle ;
L’herbe m’écoute et n’en retiendra rien.

J’oublie des mots, mais qu’à cela ne tienne,
Je suis ainsi, les phrases vont et viennent,
Changent de forme et tissent d’autres liens.

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