Prédateur omnivore

monster

Linné nomma cet animal qui court,
C’est un cousin des panthères volantes ;
Il mange tout, les bêtes et les plantes,
Sans s’encombrer d’inutiles discours.

Ce prédateur engraisse au fil des jours,
Sa vive course en devient un peu lente ;
Son âme aussi se fait bien moins galante,
À ces plaisirs il veut passer son tour.

Plus d’une fois j’ai cru l’entendre en songe
Qui déclamait des mots de Francis Ponge,
Un locuteur tout de même hésitant.

Il fut l’ami d’une sombre déesse
Dont il n’acquit pas la moindre sagesse ;
Mais du bon sens, il en montre, pourtant.