Arbre lucide

tree

Ce jardin jadis fut celui du maître Euclide,
Lequel me révéla de vastes horizons ;
Je sais que l’Univers n’est pas une prison,
Mais un Cosmos qui suit des lois toujours valides.

Une harmonie régit la forme des solides,
Une horloge préside au cycle des saisons ;
Tous les animaux sont des êtres de raison,
Au ciel la balistique encadre les bolides.

Pour être au diapason, l’homme fait ce qu’il peut,
Même si par moments son cap dévie un peu ;
Il tire des leçons de ses erreurs passées.

La sagesse réside en mon grand corps de bois,
Aussi pure que l’est la rosée que je bois ;
Jamais nul arbre n’eut de mauvaises pensées.