Enfant de vouivre et de pluvian

monster

Je naquis de la vouivre en la grotte sacrée,
Je ne fus que le fruit d’un amour passager ;
Mon père, ce pluvian, n’aimait point s’engager,
N’ayant nulle confiance aux liens que l’on se crée.

En l’humour gotlibien ma sagesse est ancrée,
Qui tant a diverti Newton en son verger ;
J’ai bien souvent rêvé de sa pomme sucrée
Qui sait tomber tout droit, sans jamais diverger.

Par des chants de jadis mon âme est enflammée,
Que ma mère parfois chantait sous la ramée ;
Rien ne put égaler cette voix de cristal.

Or, que ferai-je donc de ma vie qui commence ?
Serai-je vagabond, loin de mon sol natal ?
Tant de chemins tracés sur cette terre immense !