Oiseau prudent

bird

Cet oiseau n’aime point voler quand il fait lourd,
Surtout pas près du sol, comme fait l’hirondelle ;
Blotti dans le feuillage, il repose ses ailes,
Près de sa soeur Fourmi qui sur l’écorce court.

Il craint les jours d’été, cette chaleur de four,
Même si ces jours-là font la lumière belle ;
Il devient de l’ombrage un résident fidèle,

Or, tous les autres jours, il devient moins farouche,
Parlant aux papillons et même à quelques mouches,
Et faisant admirer ses joyeuses couleurs.

De la fraîcheur d’automne il attend la venue,
De ce temps de vendange et de tardives fleurs ;
Jours où jadis l’aimait une belle inconnue.