Vert corps

primate

Du singe de sinople est douce la nature,
Il agit sobrement, sans invoquer les cieux ;
Ses pas le conduiront toujours aux mêmes lieux,
S’il rencontre un obstacle, il fait bonne figure.

Posant son postérieur sur une pierre dure,
Il reste sans bouger, méditant de son mieux ;
Il ne court plus beaucoup, car il est déjà vieux,
C’est bien fini pour lui, le temps des aventures.

Il lit, pour s’amuser, de la prose et des vers,
Et même des leçons sur ce vaste univers ;
Sur la métaphysique, il est empli de doutes.

Je lui envie son âme et son moral d’acier,
Ainsi que le savoir qu’il acquit d’un sorcier ;
Quand il prend la parole, un bel oiseau l’écoute.