Dans le courant d’une onde pure

trout

Cette onde printanière a comme un goût de fleurs
Et de bois parfumé que la rivière entraîne ;
Ici vit un poisson, qui la parcourt sans peine,
Admirant les galets aux diverses couleurs.

Dans ce coin d’univers, on échappe au malheur,
Peuplé de frais ondins et de poissons sans gêne ;
Les habitants des flots ne portent pas de chaînes,
Je les ai vus souvent, sans entendre leurs pleurs.

Par magie, une ondine en corneille se change,
Ce que personne ici, jamais, ne trouve étrange,
Cette corneille plonge et vivement ressort.

J’aime voir défiler cette onde vagabonde,
Elle fut placée là pour embellir ce monde ;
Tout y est délicat, même les poissons morts.