Saint Portechef

on having no head

Le cou tranché, sa tête n’est pas morte,
Car je l’entends qui parle toujours bien ;
Donc, pas question de la jeter aux chiens,
Le saint s’en va, sur la route il la porte.

Ne croyez pas que ça le réconforte,
De son orgueil il ne lui reste rien ;
Il va mourir, mais sa foi le soutient,
Qui rend son âme et sa tête plus fortes.

Quel grand tombeau pourra-t-il obtenir ?
En nos lieux saints, quel est son avenir ?
Son coeur a-t-il de ses bourreaux pitié ?

Au chef tranché viennent des souvenances,
Ce sont les mots d’une chanson de France ;
Ce sont des mots d’amour et d’amitié.