Pavillon du confiné volontaire

house

Il quitte rarement son logis confortable,
Sauf s’il a décidé d’aller je ne sais où;
Il vit entre ces murs comme un rat dans son trou,
Mais cela n’est pas loin du bonheur véritable.

Son coeur et ses poumons sont dans un état stable,
Et quant à son travail, il n’en fait pas beaucoup;
Pour un peu de lecture il dépense trois sous,
Heureux quand un auteur lui semble inimitable.

En l’âme du reclus ne sont que tièdes flammes,
Mais il garde le goût du sourire des femmes;
Une d’elles lui parle et ça le rend heureux.

Son bureau contre un mur et sa petite chambre
Et de longs jours passés sans fatiguer ses membres,
Rien de bien remarquable et rien d’aventureux.