Noblesse d’un serpent

snake

Qui donc croira que l’homme est roi de la nature ?
Il ne domine pas la terre ni les cieux ;
Il prétend qu’on l’a fait à l’image de Dieu,
Je dis, foi de serpent, que c’est une imposture.

Il cultive la prose et les enluminures,
Ce n’est, le plus souvent, que de la poudre aux yeux ;
Il se croit le Seigneur des vivants de ces lieux,
De ses sujets parfois faisant sa nourriture.

Primate, calme-toi, car tu n’es qu’un passant,
Sans mes explications tu serais innocent,
C’est de moi que provient la noblesse de l’homme.

Savoureuse devient la fin de ton repas
Car tu peux désormais mordre dans une pomme,
Ce fruit que, semble-t-il, tu ne connaissais pas.