Loup des deux rives

wolf

Ce prédateur habite auprès d’un très vieux pont
Qui fut cher à nos coeurs et pourtant se délabre ;
Sur les deux rives sont des marchands de cinabre
Chantant des airs auxquels un clair écho répond.

Ce vieux mâle n’est pas un coureur de jupons,
Par ailleurs il se tient à l’écart des palabres ;
Il ne redoute point le soldat ni son sabre,
Malgré la longue lame en acier du Japon.

Il écoute le vent et consulte les astres,
Puis il lit des écrits de Geneviève Pastre,
Cela le rafraîchit autant qu’un bain de mer.

Il ne travaille point et rarement il bouge,
Il est indifférent, mais il n’est pas amer,
Il savoure le soir un verre de vin rouge.