Habit de calcaire

shell

Loin de la Normandie et de ses verts feuillages,
Sur la grève sans fin je m’arrête un instant ;
Les soucis quotidiens ne m’importent plus tant,
Je les laisse dormir, ainsi que fait un sage.

La brise du Ponant caresse mon visage,
Le son de l’Océan berce mon coeur battant ;
Qu’est-ce qui dans ce jour serait plus important
Que d’aller admirer différents coquillages ?

Je n’entends pas au loin les voilures frémir,
Mais je pense aux marins éloignés de leur terre,
Je sais que le retour est leur plus grand désir.

Le soleil d’Armorique inonde mes paupières,
Un oiseau pousse un cri qui me semble un soupir ;
Je médite en silence, assis sur une pierre.