Voyageur intergalactique

asronaut

L’astronaute est en route, et ses instants s’allongent ;
Il a presque oublié le lieu de son départ ;
Des chemins fréquentés il se tient à l’écart,
Cherchant à retrouver un lieu qu’il vit en songe.

Heureux qui comme lui en un cosmos se plonge,
Tel un errant quittant la ville et ses remparts ;
Ou comme les grands rois Balthazar et Gaspard
Qu’une étoile guida, ce n’est pas un mensonge.

Que d’endroits merveilleux dans l’espace infini,
Des cloaques maudits et des jardins bénis ;
Des inframondes, même, aux incroyables hôtes.

Puis, des trous noirs gloutons, des soleils sans merci,
Tantôt dans la douceur, tantôt dans le souci :
L’astronaute s’en va, gardant la tête haute.