Bénédictions joyeuses

hand

Il faut, sans hésiter, bénir ce qu’on admire,
La sagesse des vieux et leur rire innocent ;
Il n’est pas interdit de bénir les passants,
L’eau qui tombe du ciel ou le vent qui soupire.

Poète, quelques vers pour consacrer ta lyre
Et les mots de ton coeur lentement surgissant ;
Puis, le jour qui décline et la nuit qui descend,
Ce qu’on sait raconter, ce qu’on ne peut décrire.

Quel plaisir d’exalter des objets si divers,
La ville trépidante et les ombrages verts,
La nonne rougissante et la fille de joie !

D’une telle louange il ne faut rien bannir,
Ni le chien, ni le porc, ni le cygne, ni l’oie,
Tant d’autres animaux, c’est à n’en plus finir.