Tour de brume

tower

Elle abrite un errant, l’aronde y fait son nid,
Aucun foyer flambant jamais ne s’y allume ;
La mousse l’enveloppe ainsi que de l’écume,
Le vent murmure un chant qui jamais ne finit.

Ni le vin, ni la rime ici ne sont bannis,
Le silence qui règne est sans nulle amertume ;
C’est un lieu surprenant, c’est notre Tour de Brume
Où le songe souvent à la plume s’unit.

On trouve sur le sol des vieux papiers qui traînent,
Et les portraits aussi de muses fort lointaines ;
Mais ce texte ne peut entrer dans les détails.

Le poète souvent doit garder sa part d’ombre,
Il doit être discret sans jamais être sombre;
Il trace un nom, parfois, au dos d’un éventail.