Pavillon de plaisance

palace

Ombrages verdoyants, jardin fleuri de roses ;
Ici, le vieux poète habite un pavillon.
Le vent avec la feuille y danse en tourbillons,
À l’intérieur, on lit des vers et de la prose.

L’homme, qui ses repas modestement arrose,
A cessé de tracer son timide sillon,
Mais de la muse encore éprouve l’aiguillon ;
Son cul, chaque matin, dans son bureau se pose.

Il compose un sonnet, chaussé de charentaises,
Grave comme un évêque inspectant son diocèse,
En ce pavillon règne un silence absolu.

Il écrit des propos, des fables, des légendes
Mais de peu d’importance, et qui rien ne transcendent :
Sur le froid, sur la nuit, sur les temps révolus.