Cardioptère

flying heart

Je vois voler un coeur vibrant comme une lyre
Et si tendre avec moi que ça me fait sourire ;
Car il croit que pour lui le monde est caressant
Et que la joie est là pour tout ce qui respire.

Il fut parfois fébrile et parfois languissant,
Il fut même enivré par les fumées d’encens ;
Il est vieux maintenant, peu de choses l’attirent,
Il vole, calme et lent, dans le jour finissant.

Il sait que son histoire est un récit sans suite
Dont il garde pourtant des souvenirs charmants,
Il sait que l’univers lui fut assez clément.

Les nuits suivent les nuits, les jours prennent la fuite
Et du comte Roland je n’entends plus le cor ;
D’un orchestre lointain résonnent les accords.