Saint Martin Pêcheur

kingfisher

Qui aurait cru, Martin, que tu devais
Te transformer de manière aussi belle
Et devenir cet oiseau bien rebelle ?
Certainement, ton ange le savait.

Ce protecteur qui ton âme couvait
Avait prévu de t’offrir ces deux ailes
Et d’habiller ta substance immortelle
D’un pareil corps qu’agréable il trouvait.

Vers le ruisseau nous te voyons descendre,
Celui-là même où se baigne Cassandre ;
Au ras de l’eau tu files comme un trait.

En cet oiseau, bienheureuse est ton âme,
Tu peux voler et tu peux plaire aux dames ;
Sur ton blason figure ton portrait.