Ambibovins

ambitaureau

L’ambitaureau est bleu, car l’ambivache est rose ;
Leurs rapports sont un peu tirés par les cheveux,
L’ambitaureau désire une ondine aux yeux bleus
Et qu’en ondin le change une métempsycose.

Il écrit à l’ondine en une rude prose ;
Elle y est peu sensible, et lit un jour sur deux
La pesante missive aux propos nuageux.
L’animal, de cela, jamais ne s’indispose.

Il aimerait sonner du cor au fond des bois ;
Car du comte Roland il a vu la peinture
Dont fut encouragée sa virile nature.

L’ambivache, pourtant, lui parle quelquefois,
Qui de ses fantaisies nullement ne s’irrite,
Elle y voit tout au plus un ridicule rite.