Manuscrit d’une vestale

vestale

Sur le cahier de la vestale
Ne figure aucun ornement ;
Ni les astres du firmament,
Ni les tours de la capitale.

Pas de prose sentimentale,
Pas de discours pour les amants ;
Car elle y inscrit seulement
Des sentences fondamentales.

Or, son encre n’est pas de sable
Ni de sinople impérissable,
Mais de gueules, comme un fruit mûr.

Je vois courir sa plume vive :
Un vieux poème se ravive !
J’aime la vestale d’azur.