Sirène de sinople

sirène

Sirène du lac, es-tu véritable ?
Ou te formes-tu des vapeurs du vin ?
Quand j’étais jeunot, vers moi tu t’en vins,
Un tel souvenir est inimitable.

Sur le bord du lac, je m’avance en vain,
La fin d’un beau songe est inévitable ;
Tu n’existais pas, c’est indubitable,
Ou tu disparus par décret divin.

Ainsi parlait un vieillard dans le vide,
Ne sachant pas si le temps est perfide ;
Un peu fatigué, digne cependant.

Or, ce vieux penseur, n’étant pas prospère,
Se sent dispensé (du moins, il l’espère)
Des jeux de hasard où l’on est perdant.

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