Ambipont

ayuj

C’était un ambipont qui menait à Séville ;
Beaucoup de citadins l’ont franchi sans regrets
Pour aller s’établir au coeur de la forêt,
Guidés par la boussole et sa fidèle aiguille.

Dans la sombre clairière, une étoile scintille,
Blanche dans le ciel noir au-dessus des marais ;
La dryade nocturne à son tour apparaît
Qui danse un menuet sur ses fines chevilles.

Du faune de ces lieux ne cherchant point l’assaut,
Elle préférerait d’un troll une embrassade,
Prête à lui déclarer un amour de façade ;

Elle a cru triompher, mais le troll n’est pas sot ;
Par les petits chemins, il marche vers la ville
Afin d’y savourer des bourgeoises tranquilles.

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