Diable-Papillon

aylc

Le Diable-Papillon s’envole prudemment ;
De son vol hésitant, il monte vers la nue,
Car c’est un papllon dépourvu de tenue
Qui presque nulle part n’est dans son élément.

La sauterelle au bois l’aime secrètement,
Mais de l’art de le dire elle n’est pas pourvue ;
Levant les yeux au ciel, elle tremble à sa vue,
Mais il est bien trop loin pour la voir nettement.

À la fin de nos vies, l’âme sera pesée,
D’innocent animal ou de bête rusée ;
Nous devrons des amours d’antan nous souvenir.

Pourtant, ces deux petits n’en ont nulle inquiétude,
Et je crois que le ciel, dans sa mansuétude,
Pourra bien oublier de vouloir les punir.

Advertisements