Cochontaure d’azur et d’or

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Il trace un court poème, et rien ne le retarde,
Il tient sur toute chose un discours assuré ;
Son humour est léger, chacun peut l’endurer,
Puis il parle toujours de ce qui le regarde.

Les multiples sonnets qu’il fait sans prendre garde
Par de nombreux détails laissent à désirer ;
Mais on y sent aussi une joie respirer,
Et parfois la verdeur d’une salle de garde.

Ce cochon dit des mots sans nulle cruauté,
Car de notre univers il aime la beauté ;
Il aime le raisin qu’on vendange en automne.

C’est un monstre charmant, ce n’est pas un trompeur,
Il est fort paresseux, que nul ne s’en étonne,
Même le mot «travail» le fait trembler de peur.