Clé d’azur et clé de sinople

ayl

Vous n’ouvrez point la demeure éternelle
Illuminée des immortels flambeaux,
Ni le ciel pur où les astres sont beaux,
Ni le harem où les femmes sont belles ;

Or vous, les clés de la tombe immortelle,
Aussi les clés de l’oubli, son jumeau
Et de l’olive au magique rameau,
Vous me serez des compagnes fidèles.

Celles et ceux que ma lyre émouvait,
Planteraient-ils, si faire se pouvait,
Un petit arbre en la funèbre place ?

Un compagnon des papillons heureux,
Un protecteur des oiseaux amoureux,
L’arbre vivant qui voit la mort en face.