Dragon-girafe de gueules

arex

Heureusement pour lui, sa tête fut légère !
Il chantait chaque jour ses psaumes vespéraux ;
C’est d’un dragon-girafe, et non pas d’un héros
Que s’ornait autrefois cette terre étrangère.

Or, même d’un dragon, la forme est passagère ;
Il ne chassera plus la biche ou le blaireau,
Il repose à présent sous un sombre terreau
Dans un vallon tranquille où dansent les fougères,

Un rhapsode l’évoque en ses chants inaudibles ;
Il raconte en ses vers des choses peu crédibles,
Narrant par le menu ses exploits de plongeur.

La mémoire est ainsi, pas toujours trop subtile ;
Que ce soit ce dragon ou d’autres volatiles,
Que peut-on savoir d’eux ? Ça me laisse songeur.

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