Dame du crépuscule

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D’un roi déjà bien vieux, la dame fut éprise ;
Je la voyais parfois vers son front se pencher.
Le château se dressait au sommet d’un rocher,
Un gigantesque empire était sous son emprise.

Le donjon, caressé par l’estivale brise,
Se rapprochait du ciel, comme pour le toucher ;
Au cellier, l’alchimiste, occupé à chercher
La clé des mutations, avait les tempes grises.

Les gens, ne sachant pas si c’est un bien pour eux,
Négligent ce trésor, et ne sont désireux
D’aucune diablerie, d’aucune découverte ;

Les maîtres du manoir, disent-ils, sont perdus,
Car la dame et le roi ne seront défendus
Que par ce magicien, et c’est en pure perte.

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