Ambiplantigrade de gueules

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Cet ambiplantigrade, il se fait un peu vieux,
Il ne dévore plus les brebis égarées ;
Car toute cruauté s’est de lui retirée,
Il ne veut offenser nul être sous les cieux.

Mais il est toujours vif, le flambeau de ses yeux !
Quand il sort au matin dans la plaine azurée,
Il capte du soleil la lumière dorée
Qui brille en ce bas monde et même en d’autres lieux.

Aux hôtes de ce bois ne causant nul dommage,
Cet ours leur sert de guide en d’amoureux voyages,
Et sur plusieurs secrets il peut les éclairer.

Gardera-t-il toujours sa douceur coutumière ?
Les meilleurs sentiments ne savent demeurer,
Pas plus qu’en fin de jour ne reste la lumière.