Rentrer chez soi

upah

Le sapin s’en retourne à sa sombre forêt ;
Il en retrouvera les longues nuits spectrales
Que traverse parfois la lune sépulcrale,
Cet astre refroidi, plein d’ombre et de secrets.

Certains voient à ces lieux de rassurants attraits,
On n’y croise jamais un banlieusard qui râle
Ni le rire inquiétant des noctambules pâles ;
Chaque arbre vous sourit, beau comme son portrait,

Mais le vieux forestier entend par sa fenêtre
La chanson d’une fée qui voudrait disparaître
Car cet obscur séjour ne lui plaît pas beaucoup ;

L’évasion ne lui est, d’ailleurs, pas interdite :
Dès que résonneront les appels du coucou,
La nymphe quittera cette forêt maudite.

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