Ambilion de Prusse

elos

Ce fauve se souvient d’une main de princesse
Qui de son corps flattait l’assemblage subtil ;
D’avoir senti les doigts froids comme du grésil
Et du rouge velours partagé la richesse.

De la fille du roi la translucide adresse
Porte une volupté, mais qui n’a rien de vil :
Comme d’un vin sucré le parfum volatil,
Comme le fruit très mûr, le raisin que l’on presse.

L’ambilion dans sa cage antique et fatiguée,
Regarde tendrement la princesse intriguée,
Puis médite à loisir, ses beaux yeux se fermant.

Alors il s’accroupit sur la toile azurée
Et rumine en son coeur ses amours mesurées,
Jamais il ne sera le vrai prince charmant.