L’oiseau de septembre

els

Voici le bel oiseau de flammes
Dont le coeur n’est pas engourdi ;
La lumière envahit son âme,
Il entrevoit le paradis.

Il sait rimer des épigrammes
Et des sonnets, on me l’a dit ;
Il l’a fait pour deux ou trois dames,
Ce beau travail fut applaudi.

Il voudrait rencontrer la reine,
Entendre sa voix de sirène,
Toucher sa robe de velours ;

Mais cette reine, un peu mystique,
A dit, devant ses domestiques :
« Ce bel oiseau n’est qu’un balourd. »

Advertisements