Animaux des cimes

tesdal

Je les vois se dresser auprès d’un sommet vert,
L’isard et l’éléphant, partis loin des bocages ;
Ils ne sont point de ceux que vous mettez en cage,
Ils ont pour domicile un grand bout d’univers.

De verdoyant gazon les monts se sont couverts ;
Les grands boeufs volontiers en feraient leur pacage ;
Et la grenouille brune, au fond des marécages,
En rêve quelquefois, dans son sommeil d’hiver.

Aux cimes d’alentour la brise se lamente ;
À l’horizon lointain s’esquisse une tourmente
Que semblent escorter d’immenses oiseaux gris.

L’été rayonne aussi sur le vieux cimetière
Qui se blottit au pied de la montagne fière
Où d’un sombre corbeau nous entendons le cri.

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