Ambireine

tepsi

D’un inframonde fut l’ambireine venue,
Fort inaccoutumée à la clarté du jour ;
Était-ce pour trouver un platonique amour,
Ou bien pour découvrir une ville inconnue ?.

Un peintre du palais la peignit toute nue,
Mais un peintre d’Église intervint à son tour
En chargeant le portrait de ses royaux atours ;
Et cette version fut du public retenue.

«Je n’ai, dans ce palais, rencontré nul amant,
Nul ne rêve, en ce lieu, de mes embrassements.»
Ainsi brûlait en vain l’inframondaine flamme.

Elle me dit : «Chez toi, c’est quand même un peu mort,
Les gens de la surface ont grand soin de leur corps,
Mais ils font comme si c’était un corps sans âme!»

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