Ambicanasson

testau

Le diable de Schlemihl l’a sorti de sa poche ;
Par ce geste bizarre, il a franchi le seuil
De la noire magie, car il l’a fait sous l’oeil
De Peter qui se dit que quelque chose cloche.

Cet ambicanasson est dépourvu d’orgueil ;
Il se trouve malin, il voit qu’il n’est pas moche,
Il sait que l’écurie de l’inframonde est proche,
Mais sans anticiper ni l’effroi, ni le deuil.

Son créateur n’est pas des noirs démons le pire :
Chamisso l’apprécie, de sa plume on peut lire
Les services que rend ce vénérable aïeul.

Le livre est assez bref, je le relis encore,
Petit recueil ancien qu’un graffiti décore ;
Du début à la fin, Peter Schlemihl est seul.

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